La Confédération des États du Sahel (AES) a organisé le 25 septembre, en marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies à New York, un événement parallèle de haut niveau qui a réuni de nombreux partenaires bilatéraux et multilatéraux venus s'informer sur la dynamique sécuritaire et économique en cours dans les trois pays de la Confédération.
La délégation, conduite par le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine et les ministres des Affaires étrangères des trois États, a présenté sa vision d'une paix durable et d'un développement économique construits « dans le respect strict de la souveraineté » des peuples du Sahel. Un des objectifs affichés de la rencontre était de corriger ce que la délégation juge être des narratifs erronés sur l'espace confédéral, en rappelant qu'au-delà de la dimension militaire souvent mise en avant, l'AES avance aussi sur d'autres fronts.
« Tous les partenariats qui doivent être mis en œuvre dans notre espace ne pourront se faire qu'en s'articulant sur la vision de l'AES et sur les politiques nationales définies par nos pays », a déclaré le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Son homologue malien, Abdoulaye Diop, a de son côté insisté sur l'ouverture de la Confédération aux partenariats respectueux de sa souveraineté, tout en pointant le soutien apporté par l'Ukraine à des groupes armés selon lui actifs au Sahel.
Plusieurs pays ont réaffirmé leur soutien à la démarche de l'AES. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a estimé que « si le Sahel va mal, les pays côtiers […] iront mal », présentant les trois États comme une digue protégeant toute la sous-région. Le Maroc, par la voix de son ministre Nasser Bourita, a salué une approche « souveraine, innovante et réaliste ». Le Représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel ainsi que l'Envoyé spécial de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel ont pour leur part appelé à un dialogue renforcé entre l'AES et les autres organisations régionales.

