26 sept. 2026, 23:26

À l'ONU, le Burkina Faso plaide pour une appropriation nationale de la consolidation de la paix

Devant la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, le Burkina Faso a défendu un modèle où chaque pays reste « maître d'œuvre de sa destinée », s'appuyant sur son expérience avec le Fonds pour la consolidation de la paix.

Le Burkina Faso a présenté le 24 septembre, au siège des Nations Unies à New York, sa déclaration devant la Commission de consolidation de la paix, consacrée à l'appropriation nationale dans l'appui international à la consolidation de la paix. La déclaration a été prononcée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Pour le Burkina Faso, cette appropriation suppose un leadership fort de l'administration nationale dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des programmes soutenus par les partenaires techniques et financiers, afin que les priorités nationales guident les interventions plutôt que l'inverse.

Le pays s'est appuyé sur son expérience avec le Fonds pour la consolidation de la paix : une évaluation indépendante menée en 2025 y relève des résultats tangibles — renforcement des capacités locales, amélioration de la confiance entre institutions et populations — tout en soulignant une marge de progrès sur la participation nationale à la conception stratégique.

De ces enseignements, la délégation burkinabè a tiré trois priorités : co-construire les interventions avec les acteurs nationaux et locaux, renforcer durablement les capacités des institutions nationales, et inscrire les acquis dans les politiques publiques pour en garantir la pérennité. « L'appui international doit renforcer les capacités nationales plutôt que s'y substituer », a résumé le ministre, pour qui la paix durable « se construit de l'intérieur ».