L'Observatoire de production et d'analyse du discours (OPAD) a lancé le 24 septembre à Ouagadougou son 2ᵉ colloque international, sous le thème « Repenser l'analyse du discours à partir des théories et épistémologies africaines : enjeux endogènes, postcoloniaux et scientifiques ». La rencontre de trois jours réunit chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants venus du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de six autres pays africains.
Pour le président du comité scientifique, le Pr Sidiki Traoré, les connaissances produites sur le continent ont longtemps été influencées par des visions occidentales, donnant « une image marginale, parcellaire, voire biaisée de l'Afrique ». Le colloque vise à faire émerger des concepts d'analyse du discours mieux adaptés aux réalités culturelles africaines.
La conférence inaugurale, animée par le Pr Djédjé Hilaire Bohui de l'université Félix Houphouët-Boigny, a porté sur une approche endogène de l'analyse du discours en contexte africain. Le représentant du ministre burkinabè de l'Enseignement supérieur a salué une démarche qui rejoint, selon lui, les préoccupations actuelles de valorisation des savoirs endogènes dans l'espace sahélien. Le troisième et dernier jour du colloque prévoit une visite au Mémorial Thomas-Sankara et au Musée national du Burkina.

