26 oct. 2026, 19:23

Sénégal : le Premier ministre défend le budget rectificatif 2026

Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, a défendu dimanche 25 octobre 2026 le projet de loi de finances rectificatives (PLFR) 2026 lors d’une conférence de presse organisée en présence de plusieurs membres du gouvernement. Il a expliqué les ajustements budgétaires prévus et appelé à privilégier l’intérêt des populations.

Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo défend le budget rectificatif 2026. La révision est nécessaire face à une baisse des recettes de l'État estimée à 340 milliards de FCFA et une hausse des dépenses incompressibles de 540 milliards, notamment pour les subventions énergétiques et les Forces de défense et de sécurité. Le projet réduit de 555 milliards de FCFA les crédits d'investissement, reportés à l'année prochaine. Son adoption permettrait aux entreprises du bâtiment et des travaux publics de retrouver de la trésorerie et de reprendre les chantiers interrompus. La Vision Sénégal 2050 reste le cadre de référence.

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Selon le chef du gouvernement, cette révision est devenue nécessaire en raison de la baisse des recettes de l’État, estimée à 340 milliards de FCFA, et de la hausse des dépenses incompressibles de 540 milliards, notamment pour les subventions énergétiques et le renforcement des moyens des Forces de défense et de sécurité.

Le projet prévoit également une réduction de 555 milliards de FCFA des crédits d’investissement. Le Premier ministre a précisé que ces investissements seraient reportés à l’année prochaine, faute de conditions favorables à leur exécution ou en raison de dépenses jugées plus urgentes.

Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a insisté sur les conséquences économiques et sociales d’un rejet du texte. Selon lui, son adoption permettrait notamment aux entreprises du bâtiment et des travaux publics de retrouver de la trésorerie, de reprendre les chantiers interrompus et de régler leurs fournisseurs et leurs employés.

Tout en reconnaissant les divergences possibles avec le Parlement, il a rappelé que les amendements ne devaient pas se transformer en blocage de l’action gouvernementale. Il a réaffirmé que la Vision Sénégal 2050 restait le cadre de référence de la transformation économique du pays, malgré les ajustements imposés par les contraintes budgétaires.

Pour le Premier ministre, l’enjeu est de maintenir la continuité des services publics, de protéger les populations et de poursuivre les investissements prioritaires dans un contexte de ressources limitées.

Bouba/Malijet.com