L'État du Niger et la Madaouela Mining Company (MAMICO) ont signé le 23 septembre à Niamey une convention minière relative à la reprise et au développement du projet d'uranium de Madaouela, avec une participation de l'État portée à 40 %, contre 10 % dans la configuration précédente.
La convention a été signée par le ministre des Mines, le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, et le directeur général de MAMICO, Hoskins Philip Ross, représentant Atomic Eagle. Le projet intervient après le retour du permis d'exploitation « Madaouela I » dans le domaine public en juillet 2024, à l'issue d'un différend avec l'ancien détenteur, GoviEx, qui avait engagé une procédure d'arbitrage international.
La nouvelle convention prévoit, outre la participation publique de 40 %, le versement à l'État d'une redevance initiale forfaitaire de 10 millions de dollars et des engagements de renforcement des capacités et de développement local. Le projet devrait créer environ 1 000 emplois, avec une priorité accordée aux entreprises locales dans la fourniture de biens et services.
« La véritable performance minière se mesure à ce que le pays devient, grâce à la mine », a déclaré le ministre des Mines, appelant à faire du contenu local un levier de transformation économique. Il a insisté sur une exploitation « techniquement performante, économiquement viable, socialement responsable et environnementalement maîtrisée ».

